Biographie
Nicolas Peyrac (né le 6 octobre 1949 à Rennes sous le nom de Jean-Jacques Tazartez) est un musicien, écrivain et photographe français.
Jean-Jacques a passé sa jeunesse dans la petite ville de Saint-Brice-en-Coglès en Bretagne avec ses frères et ses parents, tous deux médecins. Jeune, peu friand de l'avancée du rock'n'roll, il avait une passion pour Ferré et Brel. Lorsque ses parents divorcent au début des années 1960, il part vivre avec sa mère à New York, ce qui lui permet d'élargir son horizon musical et de découvrir la musique américaine. Pendant ses études au Lycée français, il apprend à jouer de la guitare. De retour en France pour vivre avec son père, il participe à une émission télévisée de talents, mais sans succès. Refusant de le laisser vivre une vie de « vagabond », ses parents le poussent à étudier la médecine.
Durant ses études, il se découvre une passion pour la photographie qui le met en contact avec le monde de la musique : grâce à un ami de la famille, il a la chance de réaliser des pochettes de disques pour des artistes comme Alice Dona, Hervé Vilard et Gilbert Bécaud. Ce dernier le présente au producteur Patrick Legrand (frère du compositeur Michel Legrand), à qui il montre quelques paroles qu'il a écrites. C'est ainsi qu'il débute sa carrière d'auteur-compositeur, écrivant pour des artistes comme Marie Laforêt et Gérard Lenorman. Peu de temps après, il signe un contrat avec Pathé-Marconi.
En 1974, Jean-Jacques, désormais sous le nom de scène Nicolas Peyrac, sort ses deux premiers singles, mais avec un succès limité, voire inexistant.
Juste au moment où il était sur le point de perdre son contrat d'enregistrement avec Pathé en raison d'un échec, Nicolas a sorti la chanson acclamée par la critique en 1975, So far away from L.A., qui a fait de lui une star du jour au lendemain. Abandonnant ses études de médecine presque vers la fin (au cours de sa sixième année), il se concentre sur sa carrière musicale, sortant sa prochaine chanson à succès Et mon père ("Et mon père") pour laquelle il a reçu un « French Grammy », le prix de l'UNAC. En quelques mois, il fait partie des musiciens les plus talentueux de sa génération.
Poursuivant le succès de 1975, Nicolas sort plusieurs albums et fait la première partie de stars comme Serge Lama, Marie-Paule Belle et Dalida. Il fait également régulièrement la une des journaux, l'emmenant jusqu'au Japon.
Après la mort de sa mère en 1978, à qui il dédie son cinquième album J't'aimais, j'ai pas changé, Nicolas continue de tourner et de sortir des albums, mais le l’époque des disques à succès semblait appartenir au passé. Bien qu'il ait écrit des chansons pour des stars comme Johnny Hallyday et Plácido Domingo, sa propre carrière a perdu du terrain et, au milieu des années 80, il s'est concentré sur différentes passions, l'écriture de romans et la réalisation. A la fin des années 80, Nicolas fait face à une crise relationnelle et à des difficultés professionnelles, et il sombre dans une grave dépression, abandonnant la scène musicale et ne parvenant pas à terminer son roman et les chansons qu'il était en train d'écrire.
En 1992, l'ami proche et collègue de Nicolas, Michel Berger, décède subitement d'une crise cardiaque, ce qui l'incite à reprendre le contrôle de sa vie. Il se remet à écrire, aidé par d'anciens collègues et amis, et sort un album moins d'un an plus tard. Cela marque son retour sous les projecteurs, même s’il lui faudra un certain temps pour se remettre complètement sur les rails. ...
Source : Article « Nicolas Peyrac » de Wikipédia en anglais, sous licence CC-BY-SA 3.0.