Biographie
Pierre Schoendoerffer (5 mai 1928 – 14 mars 2012) était un réalisateur français, un scénariste, un écrivain, un reporter de guerre, un caméraman de guerre, un vétéran renommé de la première guerre d'Indochine et un académicien du cinéma. Il a été président de l'Académie des Beaux-Arts en 2001 et en 2007.
En 1967, il remporte l'Oscar du meilleur long métrage documentaire pour The Anderson Platoon. Le film suit un peloton de soldats américains pendant six semaines au plus fort des combats au Vietnam en 1966.
Pierre Schoendoerffer est né à Chamalières dans une famille protestante alsacienne française. Comme l'Alsace était un territoire contesté et annexé aux XVIIe, XIXe et XXe siècles par la France et l'Allemagne, menant à la guerre franco-prussienne (1870) puis à la Première Guerre mondiale (1914-18), ses ancêtres étaient français et perdirent tous leurs droits. affaires.
Son grand-père maternel, vétéran de 1870, s'engage dans l'armée française en 1914 à l'âge de 66 ans et au grade de capitaine. Il est tué lors de la deuxième bataille de l'Aisne au Chemin des Dames. Son père était directeur de l'hôpital d'Annecy et décéda peu après la fin de la bataille de France (1940), où il fut blessé.
Il rencontre son épouse Patricia au Maroc (alors protectorat conjoint hispano-français), elle était journaliste à France-Soir. Ils ont eu trois enfants, l'acteur et scénariste Frédéric Schoendoerffer, le réalisateur et producteur Ludovic Schoendoerffer et l'actrice Amélie Schoendoerffer.
Pierre Schoendoerffer est décédé à l'âge de 83 ans le 14 mars 2012 en France.
Pendant la Seconde Guerre mondiale, Schoendoerffer perd son père et ne réussit pas bien ses études à l'école d'Annecy. À l'hiver 1942-1943, il lit le roman d'aventures épique Fortune Carrée (1932) de Joseph Kessel, qui changea ses ambitions ; il voulait devenir marin et parcourir le monde.
En 1946, il passe son été de pêcheur à bord d'un petit chalutier de pêche dans la baie de Bourgneuf-en-Retz, près de Pornic, Pays de la Loire (près de la Bretagne). Fort de cette expérience, il réalisera plus tard Than, le pêcheur tourné au Vietnam et le pêcheur islandais.
L'année suivante, il retourne dans la région des Pays de la Loire et embarque sur un cargo suédois à Boulogne.
En 1947, à bord d'un caboteur de la marine marchande, il navigue pendant deux ans en mer Baltique et en mer du Nord. Cette expérience trouvera plus tard des échos dans Sept jours en mer, Le Tambour-Crab ou encore dans Above the Clouds.
De 1949 à 1950, il quitte la mer pour effectuer son service militaire obligatoire au sein du 13e Bataillon de Chasseurs Alpins de l'infanterie alpine basé à Chambéry et Modane, Rhône-Alpes. L'infanterie alpine deviendra plus tard le corps du personnage principal dans L'Honneur d'un capitaine.
Le jeune Schoendoerffer avait compris qu'il n'était pas né pour être marin, mais il ne voulait pas non plus être soldat, pensant qu'il perdrait son temps. Ce qu'il voulait faire, c'était faire du cinéma. N’ayant pas réussi à se lancer dans les industries de la télévision et du cinéma, il se lance plutôt dans la photographie. Un jour, alors qu'il lisait un article du Figaro sur le caméraman de guerre Georges Kowal, tué au combat lors de la première guerre d'Indochine, il décide de tenter sa chance au Service Cinématographique des Armées (SCA, aujourd'hui ECPAD). ...
Source : Article « Pierre Schoendoerffer » de Wikipédia en anglais, sous licence CC-BY-SA 3.0.